Dressons la table


Stéphanie Simpson n’est pas une coureuse comme les autres. En franchissant plus de 400 kilomètres en une seule course, en relevant des défis d’ultra-endurance parmi les plus exigeants de la planète, elle repousse les frontières du possible. Mais au-delà des exploits chiffrés, c’est dans la constance, la résilience et l’introspection qu’elle puise sa véritable force. Mère, athlète et femme de terrain, elle avance, pas à pas, avec une humilité rafraichissante, inspirant celles et ceux qui osent croire que l’on peut devenir son propre moteur.

Courir pour se retrouver



En 2008, alors qu’elle traversait l’une des périodes les plus sombres de sa vie, Stéphanie décida d’enfiler plus régulièrement ses chaussures de course car quelque chose avait changé en elle à l’approche du décès de sa mère. Cela l’aidait à gérer sa tempête intérieure. Il faut savoir qu’il y avait des mois de silence entre elles, d’incompréhensions et de blessures profondes. Ce qui, à première vue, aurait pu n’être qu’un exutoire temporaire est devenu un point de bascule. Une voie vers la réconciliation — Avec sa mère, mais aussi avec elle-même.


« Ma toute première course, c'était un 10 kilomètres. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais, et je pense que j’ai aimé ça, justement. Ne pas trop savoir. Ne pas contrôler. Juste être là, dans le moment présent », confie-t-elle.


Il faut dire que rien ne la prédestinait à se découvrir dans la course. Avant même ce premier départ officiel, elle s'était mise à courir de manière instinctive, un peu comme on cherche de l’air en apnée. Pas de plan d’entraînement, pas de montre GPS. Juste ce besoin urgent de bouger, de faire circuler les émotions, d’expulser la douleur autrement que par les mots.


Car les mots, à ce moment-là, lui faisaient défaut. Sa relation avec sa mère avait longtemps été teintée de tension, de comparaisons, de silences lourds. « On ne se parlait plus depuis deux ou trois ans quand on a appris sa maladie. Même quand elle s’est remariée, elle ne m’a pas invitée », raconte-t-elle. Et pourtant, à l’approche de la fin, une tentative de rapprochement a eu lieu. Une carte, un livre glissé entre les mains, Comment être la fille de sa mère sans en souffrir, un titre évocateur pour une lecture douloureuse. « Tout était là, dans ce petit livre. Je l’ai lu en trois jours. Je n’ai posé aucune question. J’ai juste compris. »


À partir de ce moment-là, c’était comme si de rien n’était. Le temps pressait — il ne restait que quelques mois alors Stéphanie et sa mère ont passé beaucoup de temps ensemble avant l’ultime voyage. Puis, la course s’est ancrée dans sa vie comme une impulsion salvatrice. Une manière d’exprimer ce qui n’avait jamais été dit. De traverser le deuil autrement que dans l’immobilité.


Aujourd’hui, elle affirme avec nostalgie : « C’est fou de penser à tout le chemin depuis 2008. La personne que j’étais à ce moment-là, la coureuse que je suis devenue… »


Et dans ce sport fondamentalement solitaire, elle a trouvé une source inépuisable de connaissance de soi. « Y’a personne qui va te motiver à sortir le matin. Ça doit venir de toi. Et à force de passer autant de temps seul(e) avec toi-même, tu finis par vraiment te connaître. » Cette introspection par le mouvement a eu un effet domino dans sa vie. Dans sa manière de gérer, de travailler, d’interagir avec les autres. « La course m’a permis de mieux comprendre qui je suis. Et quand tu comprends ça, tu peux mieux vivre avec les autres. »

Franchir l'impossible



Il y a des décisions qui bouleversent une vie. Pour elle, ce fut un ultra de 50 kilomètres. 10 mois après la naissance de son fils Charles, alors que le souvenir des nuits sans sommeil et des jours effacés dans la fatigue maternelle est encore bien présent, elle décide de s’engager dans une course d’endurance extrême. Une folie, pensent certains.


« C’est drôle parce que pendant la course, je me suis dit : je ne referai plus jamais ça. » Elle rit aujourd’hui de cette déclaration, mais les mots ne sont pas anodins. Car l’expérience a été brutale. Non pas seulement à cause des kilomètres, mais parce qu’elle s’était lancée dans l’aventure après une grossesse où l’activité physique avait été quasi absente. « Je n’étais pas super active enceinte. Aujourd’hui, ce serait différent. C’est moins mal vu maintenant de voir une femme enceinte courir. Il y a aussi plus de spécialistes pour t’accompagner. À l’époque, je me sentais un peu seule avec mes doutes. »


La longue distance n’a jamais été pour elle une question de performance. En tout cas, pas au sens traditionnel. Elle cherchait autre chose. Un espace à elle, loin des chronos et des podiums. « Je pense que j’étais tannée. Tannée d’avoir l’impression qu’il fallait toujours se justifier. T’es arrivée combien? C’est quoi ton temps? Ça me fâche encore aujourd’hui quand on me pose ces questions. Je me dis : ça change quoi? »


L’ultra lui a offert une autre forme de liberté. Une échappée belle où l’important n’était plus de battre quelqu’un, mais de se dépasser soi. « Plus la distance augmente, plus la performance devient secondaire. Tu n’as pas à te comparer. Tu fais juste gérer ce qui t’arrive. Et il t’arrive plein de choses. » Elle évoque ces heures où tout bascule, où l’on passe de la joie à l’épuisement, de la clarté à l’abandon. Ces moments de crise où il faut choisir de continuer, encore et encore.


C’est justement ce que propose le format « Backyard Ultra », une course d’endurance psychologique où les coureurs doivent compléter une boucle de 6,7 km à chaque heure… jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Il n’y a pas de ligne d’arrivée. Pas de durée définie. Juste un choix à faire, à chaque tour : repartir… ou arrêter. « C’est une course où tu n’as aucune idée de combien de temps ça va durer. C’est très, très mental. Tu reviens toujours à ton campement, à tes choses. Et tu as toujours le choix de dire : j’arrête. »


Elle, elle choisit souvent de continuer.


Elle a déjà fait 47 boucles. Des heures et des heures à courir, à revenir, à repartir. Ce qu’elle aime, dans ce format répétitif, c’est le confort paradoxal qu’il lui procure. « Il y a quelque chose de rassurant. Tu sais à quoi t’attendre. Tu retrouves les mêmes repères. Moi, j’aime ça. » Elle a même déjà couru douze heures sur un tapis roulant ainsi que vingt-quatre heures sur une piste de 400 mètres! BREF, la répétition ne l’effraie pas. Elle l’apaise.


Il y a une acceptation tranquille dans sa démarche. Elle ne cherche pas à prouver. Elle cherche à se rencontrer, elle, dans ses limites, dans ses zones d’ombre, dans son mental qui flanche, puis se redresse. « Je savais, quand je me suis inscrite à Cocodona 250, que c’était 400 kilomètres. Je savais aussi que c’était dans le désert d’Arizona. Je savais dans quoi je m’embarquais… Et j’y suis allée. » Cocodona est une course de 250 miles (environ 400 km) qui traverse certaines des régions les plus emblématiques de l'Arizona, du désert de Sonora aux forêts de pins de Flagstaff. 


Peut-être est-ce là le cœur de sa démarche : aller là où plus rien n’est balisé. Là où il n’y a plus de repères fixes, plus de chiffres, plus d’attentes extérieures. Juste elle, son corps, sa volonté, et le fil ténu qui la relie à la mère, à l’athlète, à la femme qu’elle devient à chaque nouvelle ligne de départ.

Une quête de dépassement...

D'équilibre et d'aventure

Dans l’univers exigeant de l’ultra-endurance, rares sont celles et ceux qui parviennent à conjuguer performance physique, résilience mentale et vie personnelle trépidante. C’est pourtant le quotidien de Stéphanie, notre fabuleuse athlète-entrepreneure qui a récemment réalisé un objectif de taille : participer à la mythique course Badwater.

OBJECTIF: Badwater



Il s'agit d'une course à pied qui se déroule dans la Vallée de la Mort, en Californie. Mais avant de pouvoir entamer cette épreuve de 217 km, Stéphanie a dû s'engager dans une véritable quête.


Pour pouvoir postuler à Badwater, il faut avoir complété au moins quatre courses de 100 miles (160 km) ou plus. Ce critère élimine d’office bon nombre d'autres formats populaires comme les backyard ultra ou les courses de 24 heures, même si elles exigent elles aussi une endurance hors du commun. « J’en ai fait plusieurs, mais ça ne comptait pas », explique l’athlète.


Elle avoue d’ailleurs que le format « 100 miles » n’est pas sa distance de prédilection : « J’aime soit très long, style aventure, soit un 100 km où tu finis ta journée et tu dors dans ton lit. Le 100 miles, ce n’est pas ma distance préférée. »


Parmi les quatre épreuves retenues pour sa candidature, deux sont particulièrement marquantes : Cocodona250 et le légendaire Tor des Géants, 330 km dans les Alpes italiennes avec un dénivelé vertigineux de plus de 25 000 mètres.


À entendre Stéphanie parler de l’épreuve Badwater, on comprend rapidement qu’il ne s’agit pas seulement de performance physique. Pour elle, c’est un terrain d’apprentissage profond, une forme d’introspection radicale. « Ce que j’aime le plus, c’est que c’est long. Tu passes tellement de temps avec toi-même que c’est comme avoir des vacances de sa propre vie!» Elle rit en disant ça, mais on perçoit la sincérité dans ses mots. Là où d’autres cherchent la détente dans un tout inclus, elle trouve la paix dans l’épuisement, la solitude et le silence. Aucun téléphone qui sonne, aucun courriel à répondre, aucun bruit. Juste elle, ses jambes, sa respiration et l’immensité autour.

Dormir...ou pas.


Comment survivre à cinq jours de course sans sommeil? « C’est comme si, en mode course, mon cerveau accepte de ne pas dormir », explique-t-elle. La caféine devient un allié, mais à doses calculées. « Si je le refaisais, je dormirais chaque nuit de 1 h à 5 h dans un refuge. Tu es bien plus efficace comme ça. »

À l’instar des Italiens qui tentent de ne dormir zéro heure sur le Tor, elle constate que l’efficacité chute drastiquement après plusieurs nuits blanches. L’expérience enseigne que la performance ne passe pas toujours par la privation extrême.

Certes, la douleur est inévitable. Mais elle est aussi, selon elle, subjective : « Ce qui est douloureux pour toi, ne l’est peut-être pas pour moi. »


La clé? Relativiser. « J’essaie de ne pas y penser. Je me concentre sur ce que je peux contrôler, et le reste passe. »


Son approche mentale est étonnamment stable : pas de crises existentielles, pas de moments de doute. « Je sais ce que je suis venue faire. Personne ne m’a forcée à être là. » 

— 
Stéphanie Simpson

«J’ai dormi cinq heures en tout sur 135 heures de course »

Stratégie nutritionnelle inusitée!



Sa stratégie nutritionnelle pendant les courses peut surprendre.


Burgers, petits gâteaux, chips, jus de gingembre — on est loin du menu type d’un(e) athlète. Mais ce choix, apparemment marginal, est le fruit d’un long cheminement.


« Quand j’ai commencé à courir, il y a dix-huit ans, c’était quasiment bien vu de ne pas manger. On prenait un gel pendant une course, jamais à l'entraînement. J’ai été habituée à courir sur presque rien. » Cette vieille mentalité du milieu a contribué à instaurer un rapport déséquilibré à l’alimentation chez Stéphanie et cela a progressivement mené à une perte de poids importante. Cette période a laissé des traces, installant une confusion entre discipline sportive et privation. Il a fallu du temps pour rétablir un équilibre plus sain.


Avec les années, elle a appris à écouter son corps différemment et aujourd’hui, son approche a fait un 180 degrés! « Tu ne peux pas me dire du jour au lendemain de passer de 30 grammes de glucides à 120 à l’heure. Mon corps n’est pas habitué à ça. » Alors elle y va selon l’envie, l’instinct, le moment. « J’arrive à un ravito, je regarde ce qu’il y a, ce qui me tente. J’essaie de garder ça simple. »


Pas de plan rigide, pas de timing précis. « Avoir un plan, c’est un stress de plus. Et de toute façon, ton plan ne marchera pas. Par expérience, je me suis déjà rendue au plan Z. » Ce qu’elle préfère? La capacité d’adaptation. Selon Steph, c’est la meilleure qualité qu’un coureur, et même qu’une personne, puisse avoir. 

Entrepreneuriat, famille, course: Un art du jonglage


Ce qui rend son parcours encore plus impressionnant, c’est ce qu’il y a autour. Car cette ultra-marathonienne est aussi mère (et belle-mère) de 3 enfants de 11, 13 et 16 ans, entrepreneure et gestionnaire de plusieurs projets : une petite épicerie de quartier à Montréal, une herboristerie centenaire reprise récemment, une équipe de courtiers hypothécaires, des placements immobiliers, et plus encore.


Comment faire tenir tout ça? « Il ne faut pas que ça déborde. Je gère tout avec beaucoup de structure. L’ultra m’a appris à ne pas faire d’anxiété, à prioriser, à respirer. » Elle admet cependant que pour Badwater, qu’elle rêvait de faire depuis longtemps, elle aurait souhaité se préparer davantage. « Mais c’était les six mois les plus fous de ma vie. »


REDÉFINIR LA PERFORMANCE



Avec les années, elle a compris qu’on ne peut pas être au sommet de tout, tout le temps. « J’appelle ça jongler. Parfois, la course prend moins d’espace dans ma vie pour prioriser la famille ou les projets pros. Et c’est correct. 


Son rythme? Deux grosses courses longues par année. Pas plus. « Ce n’est même pas physique, c’est mental. Il y a trop de choses autour. » Et dans cet équilibre fragile, elle puise sa force.

Je ne m’identifie pas qu’à la coureuse.

(Stéphanie Simpson)

Transmettre l'effort


Cette mentalité du “go with the flow” ne l’empêche pas de viser des objectifs élevés, surtout lorsqu’il s’agit d’éducation. Elle intègre l’endurance et la nature dans la vie familiale. « Chaque année, on dit à nos enfants qu’ils doivent faire une chose difficile, hors de leur zone de confort. Peu importe ce que c’est. »


C’est ainsi qu’est née l’idée de la traversée de Charlevoix, suivie du tour du Mont-Blanc, puis du défi des Cinq Sommets. Le but n’est jamais la performance, mais l’apprentissage. Ils apprivoisent la notion d’effort, de persévérance. Puis à la fin, ils sont fiers d’eux.


Et quand un exploit devient un souvenir trop lointain? « C’est correct aussi. Ça montre que ton identité ne peut pas être juste basée sur une chose que tu as faite dans le passé. Il faut te recycler tout le long de ta vie. »

 

L’ART DE SE RÉINVENTER


Elle le répète : il ne faut jamais cesser d’être curieux, même à 40 ans. Comme son conjoint qui commence tout juste le surf! « Les gens se mettent des barrières. Ils se disent : “Je suis trop vieux.” Mais non. Pour la Stéphanie, c’est OK de se dire à quarante ans : j’apprends quelque chose de nouveau.


Et quand on lui demande ce qu’elle souhaite transmettre, elle répond sans détour : la passion. « Ça paraît, un adulte qui n’a pas de passion. T’as pas de conversation, rien. La stock room est vide. »


Dans ses courses comme dans sa vie, elle ne suit pas la carte. Elle suit le relief. Elle ne craint ni les imprévus ni les détours, car elle sait que la route, peu importe sa forme, mène toujours quelque part… à condition d’avancer.

Keep moving


Dans un monde encore largement dominé par les hommes, Stéphanie Simpson fait figure d’exception. La coureuse d’ultra-endurance s’est frayée un chemin dans un univers rude, solitaire, mais profondément révélateur. À travers le slogan Keep moving, devenu son mantra, elle incarne bien plus qu’une athlète performante : elle est un modèle d’audace, de résilience et de vérité pour toutes celles qui hésitent encore à se lancer.


Keep moving. Ce n’est pas une simple phrase, mais une conviction forgée par des années de dépassement. Selon elle, les plus grandes barrières sont souvent intérieures. C’est notre propre mental, nos doutes et nos croyances qui nous empêchent d’avancer. 

On est tous capables de plus qu’on pense.

(Stéphanie Simpson)

Sans artifice



Paradoxalement, malgré ses exploits, Stéphanie ne se positionne pas comme une figure flamboyante. Elle n’a pas de plan marketing tout prêt, ne cherche pas à « vendre » son image. Elle questionne même cette culture de l’entrepreneuriat de soi qu’on impose à toute personne qui se démarque.


« Je ne veux pas devenir un genre de coach qui vend n’importe quoi. Ce n’est pas moi. Je ne veux pas de flafla. »

Elle reconnaît tout de même le pouvoir de son parcours, les messages touchants qu’elle reçoit, les femmes qui s’identifient à elle, celles qu’elle inspire. Elle sent qu’il y a un potentiel. Mais elle attend encore de trouver la bonne façon de canaliser tout ça, sans dénaturer qui elle est.


CROIRE EN SOI, COÛTE QUE COÛTE


La plus grande leçon que lui a enseignée la course?


« Il faut que tu sois ton plus grand fan. Tu ne peux pas attendre que les autres croient en toi à ta place. »


Elle l’a appris à ses dépens. Quand elle partage un projet qui l’anime, elle sait que la réaction des autres ne sera pas toujours à la hauteur de son enthousiasme. Alors elle a appris à ne rien attendre de personne. À miser sur elle. À ne pas dépendre du regard extérieur pour se valider.


« En bout de ligne, il va juste rester toi avec toi-même. »


Ces mots résonnent. Ils disent quelque chose de profondément humain : le besoin d’apprendre à s’aimer, à se soutenir, à se croire. Ce sont ces fondations intérieures qui lui permettent de s’élancer, seule, dans le désert. De tenir. Et de recommencer.

Le mot de la fin



Stéphanie n’a pas encore tracé la suite avec précision. Il n’y a pas de prochain record à battre, pas de rêve défini. Ce qu’elle cherche maintenant, c’est une forme de continuité dans le sens. Faire quelque chose avec tout ça. Transmettre autrement, peut-être.


« Je ne sais pas encore quelle forme ça prendra. Mais si ça peut inspirer, si je peux toucher les gens, les aider à croire en eux, alors j’aurai trouvé. »


Elle évoque avec humilité la possibilité d’un projet de conférences, ou d’un brand à son image – vrai, simple, accessible. Mais elle veut que ça se construise de manière organique. Qu’on l’accompagne dans cette aventure comme on accompagne une amie, pas une vedette.


Car au fond, Stéphanie Simpson, c’est cette fille à la crinière flamboyante qu’on reconnaît de loin, mais dont la force vient de l’intérieur. Une femme qui court pour se retrouver, qui inspire sans le chercher, et qui nous rappelle, à chacune de ses foulées, qu’il suffit parfois d’un pas … Pour avancer vers l’inaccessible.

 

Keep moving. Et tout devient possible.



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