Dressons la table
Derrière chaque grand vin, il y a une histoire. Et derrière l’une des voix les plus influentes du monde du vin au Québec et au-delà, il y a Jessica Harnois. Sommelière chevronnée, animatrice, entrepreneure et conférencière, Jessica incarne avec passion l'art de démocratiser le vin. Armée d’un sens aiguisé de la dégustation et d’une énergie contagieuse, elle a su faire de son métier bien plus qu’une simple carrière : une mission.
Diplômée en mixologie de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) et en sommellerie de l’École hôtelière de Laval où elle a étudié auprès du réputé Don Jean Léandri, Jessica Harnois a voyagé à travers les plus grands vignobles du monde, affinant son palais et développant une expertise mondialement reconnue. Elle a été sommelière en chef à la SAQ avec son mentor Denis Marsan, a présidé l’Association canadienne des sommeliers professionnels, et a contribué à la sélection des vins pour les membres du G20 au Fairmont Manoir Richelieu avec qui elle collabore depuis plusieurs années pour l’animation du Gala des Chefs et du Marché Rose. Mais au-delà des titres, c’est sa capacité unique à rendre le vin accessible, ludique et rassembleur qui la distingue.
Jessica a créé Vins au Féminin et le populaire jeu Dégustation Vegas, mis en jeu de société par Randolph sous le nom de Vin Mystère, transformant les soirées œnologiques en expériences immersives et conviviales. À travers ses 10 livres, ses apparitions médiatiques (Salut Bonjour, 98.5 FM #vindredigroovy), ses chroniques (Virage) et ses conférences, elle brise les codes élitistes pour inviter chacun à découvrir l’univers du vin avec curiosité et simplicité.
Femme de tête, de cœur et de terroir, Jessica inspire une nouvelle génération d’amateurs et d’amatrices, prouvant qu’on peut marier excellence, accessibilité et passion dans chaque gorgée.
Maintenant que les présentations sont faites...
Le baptême par le feu
Jessica Harnois est née à Granby dans un environnement entrepreneurial. Très tôt, elle a été exposée à l’univers de la restauration. Quand elle repense à son enfance, c’est sa découverte du champagne qui lui revient en mémoire.
La petite avait 8 ans lorsqu’elle a découvert le champagne dans un mariage pour la toute première fois. À l’époque, la mère de la mariée lui avait dit que la boisson pétillante en display était en fait du 7up! Ravie, elle en avait pris 2 gros verres et malgré sa vigilance, sa maman l’avait interceptée trop peu trop tard… Le mal était fait. Ce jour-là, la petite Jessica avait appris 2 choses. D’une, elle aimait le côté racé et unique du raisin fermenté, mieux connu sous le nom de Champagne. Or, de deux, elle en détestait l’effet lorsque bu en trop grande quantité!
L'art de la table
En grandissant, Jessica baignait dans les atmosphères de restaurants et observait les grands moments qui se tissent autour d’une table. Assez tôt, elle comprit que le vin n’était pas qu’une boisson, mais une expérience humaine complète. Elle observait que les convives assis aux tables de restaurants greillées de vin, riaient et papotaient en prenant le temps d’apprécier toutes les saveurs de leur repas. Les notions de temps et de plaisir étaient omniprésentes. Réunies, ces dernières offraient vraisemblablement l’expérience de l’excellence.
En revanche, le phénomène inverse était lui aussi observable. Des individus de nature discrète et réservée venaient se restaurer, et dans le but d’acquérir du capital courage, consommaient la boisson rougeâtre comme s’il en avait été de l’eau. Les gens entraient gênés lorsque pas gênants. Puis une fois en boisson, les dents sales et la face croche, ils sortaient gênants mais plus gênés.
Elle a alors compris l’importance de se sentir bien avec soi-même lorsqu’à jeun, afin d’être capable de contrôler son drink et d’éviter de traiter l’alcool comme un « plaster ». L’important, selon Jessica, est de trouver l’équilibre entre bonheur et frisson et d’aimer la version de nous-même que l’on choisit d’incarner.
Entre passion et modération
Aujourd’hui sommelière, elle se fascine du fait que le jus se transmute en une boisson d’exception qui donne des frissons, mais elle garde en mémoire la leçon chèrement acquise dans sa jeunesse; celle de ne jamais en abuser. C’est ainsi que Jessica, contrairement à ce que l’on pourrait en penser, n’accède jamais à l’euphorie du vin. Elle se délecte toutefois de son goût magique à tous les coups.
En m’en parlant, son esprit poursuit sa réflexion et elle me pousse ces quelques remarques : Comment se fait-il qu’un raisin puisse sentir la fleur, le miel, le citron, sans même que l’on doive en ajouter? Pourquoi le vin est-il plus salubre que l’eau et qu'il est dépourvu de date de péremption? Voilà, selon elle, autant de raisons de s’extasier face à ce curieux breuvage.
Une rencontre déterminante
Jessica a fait ses classes dans des restaurants mondialement reconnus comme le Tetsuya’s à Sydney ou le Charlie Trotter’s à Chicago. Ces expériences ont définitivement forgé la professionnelle qu’elle est aujourd’hui.
C’est dans l’une de ces cuisines du bout du monde qu’elle s’est d’ailleurs dit : “Je suis exactement là où je dois être”.
Ce jour-là, Jessica fit la rencontre d’un homme âgé et fortuné, qui commanda un prestigieux Château Mouton Rothschild 1945 coûtant jadis 23 000 dollars US la bouteille lorsque consommée sur place. Alors qu’elle s’apprêtait à le servir, il l’interrompit poliment, remarquant son absence d’insigne de sommelière. À cette époque, Jessica était encore autodidacte en matière de sommellerie. Ce geste marqua pour elle une prise de conscience : l’importance de légitimer son savoir, à l’image d’un médecin inspirant confiance de par son diplôme.
L’homme lui posa une question singulière : « Comprends-tu le vin ? » En guise de réponse, il évoqua la symbolique de cette cuvée, conçue en 1945 par des femmes durant la guerre. Ce soir-là, il célébrait la Femme — peut-être aussi la mémoire d’un amour disparu.
Par son geste, il déclara vouloir boire l’Histoire et rendre hommage aux femmes. Refusant de vivre seul une expérience aussi sacrée, il offrit à Jessica la bouteille, l’invitant à la partager avec ceux qu’elle jugerait dignes, à la seule condition de reconnaître en ce vin l’essence la plus pure au monde.
Le simple retrait de cette bouteille parmi le maigre inventaire existant venait de faire augmenter la valeur de toutes les autres. C’était là le concept de l’offre et de la demande, expliqué sur un plateau d’argent.
Cette rencontre resta gravée dans la mémoire de Jessica.
Work hard, play hard
Voilà la mentalité qu’il lui fallait adopter dans ces établissements de renommée internationale.
D’ailleurs, lorsqu’on y jette un œil, on réalise que son parcours ne suit aucun moule classique : une formation en mixologie, un bac en communication, un MBA (UQAM & Paris-Dauphine), études en santé (UQTR – Sciences Biomédicales) et bien sûr, l’attestation en sommellerie. Jessica Harnois est constamment en mouvement. Ce qui la pousse à suivre son propre chemin plutôt que de choisir la voie « prévisible » c’est qu’elle adore apprendre. Selon elle… On ne peut pas faire ce que l'on ne sait pas. Ainsi, la quête de l'apprentissage est sans fin si l'on souhaite s'accomplir.
Le syndrome de l'excellence
Ayant une très grande humilité, elle est d’avis que dans la vie, tout le monde gagne à acquérir de nouvelles connaissances. Elle ajoute même que plus on apprend, plus on redonne. C’est d’ailleurs pourquoi elle se fait si souvent mentore auprès de jeunes entrepreneurs(es) en quête de précieux conseils. Parlant de conseil, Jessica invite souvent ses mentorés(ées) à revoir leur interprétation du syndrome de l’imposteur. Elle les invite plutôt à considérer ce phénomène comme le syndrome de l’excellence.
Pour elle, entreprendre de nouvelles fonctions en s’avouant d’emblée imposteur est contreproductif. Ne pas être expert dans une sphère encore inexplorée de notre potentiel ne signifie pas que l’on n’ait rien à offrir. Le sentiment d’inconfort est tout simplement dû à notre profond désir d’exceller dès le début malgré notre besoin de parfaire nos connaissances. La clé? Accepter de persévérer au-delà de cette zone d’apprentissage à grands coups d’efforts afin de se sentir compétent de nouveau. Il faut accepter et assumer où l’on est et ne jamais se comparer aux gens qui nous entourent.
On peut zieuter la maison des voisins…Mais il n’y a pas deux maisons comme la nôtre.
La règle des 3-3-3
Jessica demeure toutefois consciente que les plus grandes carrières sont souvent construites à partir de rencontres, d’occasions inattendues… ou même de refus. Elle-même a essuyé un très grand nombre de refus tout au long de sa carrière. Cela ne l’a pas arrêtée pour autant. Elle chapeaute sa vie selon un concept assez simple; la règle des 3-3-3.
- Trois ans pour se partir un projet et en évaluer la rentabilité
- Trois ans pour CASH-IN les fruits de sa mise en œuvre
- Trois ans pour en anticiper la descente et se renouveler
Une business, c’est comme se bâtir une maison. Au début, t’es dans le rush de la construction et c’est normal de se salir. Ensuite, les murs montent et il faut se garder du temps pour tripper dedans et la décorer sans boîte qui traînent. Après ça, la maison s’use et il te faut l’entretenir. Ainsi, va la vie!
Tout se vit en trois temps. C’est une danse.
Le femme derrière la sommelière
Jessica Harnois est devenue une voix bien connue du grand public, à la télé, à la radio, dans les salons… Mais derrière la sommelière médiatique, il y a une femme avec ses ancrages, ses rituels, sa vie privée. Quand les projecteurs s’éteignent et qu’elle referme la bouteille, elle affirme toutefois, sans la moindre hésitation, qu’elle demeure exactement la même. Choix de mots, façon d’être… THE SAME.
Autrefois surnommée Mademoiselle Sourire dans sa jeunesse, elle a simplement gradué au statut de Madame Sourire à l’âge adulte. Malheureusement, Humilité est souvent confondue avec Simplicité… Et le naturel de Jessica ne fait pas toujours l’unanimité dans son domaine. On s’attendrait d’une sommelière de renommée internationale qu’elle nous traite avec snobisme et distance. Or, Jessica en incarne les antipodes. Toutefois, en ce qui a trait à son travail, c’est quelqu’un d'hyperfocus. Elle ne prend rien à la légère et s’attend de ses collaborateurs qu’ils en fassent autant.
Dans la vie, cette dernière traite son interlocuteur comme son égal, même qu’elle se méfie des personnes qui la mettent sur un pied d’estal. Pourquoi? Car selon son expérience, toute personne acceptant de se dévaluer à nos côtés s’enquerra d’en inverser les rôles à la première occasion.
L'alchimie du vin et de l'humain
Jessica étudie l’alchimie, soit l’art de la transmutation. Tout comme le vin transforme le raisin, nos émotions nous transforment elles aussi.
Pour bien comprendre ce processus, penchons-nous sur l’univers des métaux. Dans la nature, il en existe sept : le plomb, le bronze, le fer, l’étain, de cuivre, l’argent et l’or. Chaque fois que l’on fond un métal, il se transmute.
Cela signifie qu’il se départi des particules dites impures pour s’alléger, jusqu’à l’ultime transmutation qui en ferait de l’or, le plus grand conducteur ainsi que le plus brillant.
Il en va de même pour le traitement du raisin.
Si l’on applique nos ingrédients vinicoles à l’humain, le tout se vit en 3 temps :
1- SEL : Ça agrémente tout. C’est la vie, la matière, notre corps.
2- SOUFFRE : Le jus du raisin, lorsqu’on le chauffe avec des levures, se met à fermenter, à se transmuter. Le souffre, c’est donc tout ce qui nous fait bouillir – de passion, de colère. Chaque fois que l’on ressent une émotion puissante, on active la transmutation. Face à ce changement d’état, on peut choisir d’apprendre, ou pas.
3- MERCURE : C’est l’intégration, la compréhension de la leçon. Le mercure vient tout lier. C’est l’étape voulant que l’on assimile ce qu’il y a à apprendre de notre changement d'état.
“ La vie, c'est beaucoup plus simple que ce que l'on croit. ”
(Jessica Harnois)
Nous avons tous le réflexe de croire les pensées et les scénarios que l’on se créent. Il ne faut donc jamais sous-estimer le pouvoir de notre dialogue interne.
Chaque émotion est faite pour nous transformer… et ultimement, nous alléger.
En revanche, nombre d’humains ne se prévalent pas du troisième stade (MERCURE) et demeurent coincés au milieu du processus de transmutation.
Ainsi, les émotions, qui devraient ultimement mener à un état de légèreté, portent une connotation de lourdeur qui retient nombre d’entre nous de poursuivre leur quête jusqu’au stade final. Dans toutes les leçons; bonnes ou mauvaises, il faut être capable d’assimiler et de comprendre ce qu’il y a à en tirer. Nous avons le pouvoir décisionnel de changer notre vie.
L'humilité avant toute chose
Jessica a toujours eu à cœur de rendre le vin accessible, loin du snobisme qu’on lui associe parfois. C’est à se demander comment elle arrive à conjuguer sa rigueur professionnelle avec son profond désir de vulgariser et de « désacraliser » l’univers du vin.
Einstein disait : "Si vous ne pouvez expliquer quelque chose simplement, vous ne le comprenez pas". Elle est du même avis et s’investie quotidiennement à être à la hauteur de cette déclaration.
Son énergie est contagieuse, son regard est vif et son approche est audacieuse. Si on devait dire que tout son succès reposait sur une seule de ses qualités, ce sera son authenticité.
Elle affirme n’avoir jamais connu quelqu’un de HOT, de vibrant et d’inspirant qui était snob. Jamais. Même pas proche. Au contact d’une personne hautaine du fait de son expertise ou de son statut social, elle ressent non pas de l’admiration mais bien de l’empathie. Selon elle, cela trahi un flagrant manque de confiance en soi. Un estime personnel carencé incombe à l’environnement et l’entourage la responsabilité d’y remédier en le nourrissant comme il se doit. Pourtant, lorsque l’on connait réellement notre domaine d’expertise, on n’a plus rien à prouver à personne. Être snob devient alors un gage du phénomène inverse…
Une ascension rapide
Jessica a été la première femme présidente de l’Association canadienne des sommeliers à seulement 30 ans. Un rôle prestigieux, mais certainement pas sans défis. Elle a fait sa place dans un milieu historiquement masculin et parfois conservateur car son père lui a toujours répété la chose suivante : Si tu es un humain, tu peux le faire.
Ainsi, en grandissant, Jessica ne s’est jamais regardée comme une femme, mais avant tout comme une humaine qui avait les capacités de tout faire et elle a toujours été respectée pour cette raison. Elle a donc fait son chemin dans la vie sans se prévaloir d’étiquettes.
En revanche, ce qui fut plus « challenging » dans son cas, ce fût son âge! Elle travaillait dans le très haut de gamme à un très jeune âge, soit dès 27 ans.
Comme lui disait son mentor Denis Marsan lorsqu’à la SAQ : « Les forts s’entourent de forts. »
Elle s’est donc entourée en conséquence.
Le leadership en assemblage
En tant que sommelière, Jessica doit interpréter des arômes, lire des gens, créer des atmosphères… Un peu comme une leader, finalement. Ainsi, si son style de leadership était un vin, elle affirme qu’il s’agirait d’un assemblage, à défaut d’un monocépage. Étant tout l’opposé d’une leader qui cherche à contrôler, celle-ci tâcherait de mettre à profit le meilleur de chacun. C'est d'ailleurs ce qu'elle met en place dans sa propre équipe de travail!
La clé, c’est d’avoir un petit peu de tout!
Dans son équipe :
Cabernet : Puissance (Mariève)
Cabernet Franc : Élégance (Mélanie)
Merlot : Équilibre et vision (Elle-même!)
Le Petit Verdot: Le kick! (sa fille Angélica)
Le Carménère : Profondeur et soutien (ses clients)
Elle ne sait jamais exactement où ce bel assemblage va la mener mais chacun a son ingrédient pour mener au succès!
Son but? Être la meilleure cuvée, année après année et que chacune joue sa partition.
En revanche, même la meilleure personne qui soit peut traverser une année plus difficile. Pendant ce temps, le Merlot veillera à prendre davantage de place pour y pallier. Son vin d’assemblage serait un grand cru, assurément, car elle est loyale et aime traverser le temps. Certes, elle n’est pas patiente dans le day-to-day, mais elle l’est sacrément sur le long run!
Selon Jessica, toute réussite est appuyée sur un travail d’équipe. Seul, on ne peut y arriver.
“ « Si j’étais un vin, je serais comme un chef d’orchestre dans un grand assemblage. » ”
(Jessica Harnois)
Ode à la légereté
Malgré les prix et les reconnaissances, les vraies réussites ne sont pas toujours mesurables. Sa plus grande réalisation personnelle sera toujours…et de loin…la venue au monde de sa grande fille Angélica. Jessica aurait aimé être la maman de plusieurs enfants, mais sa santé en a jadis décidé autrement. Aujourd’hui, elle compte également ses deux chiens dans son équation du bonheur.
Au courant de sa vie, Jessica a traversé des épreuves de santé sérieuses — un hémangiome au foie et un cancer de la peau. Pourtant, elle semble encore avancer avec plus de lumière que jamais. Ces moments difficiles ont tout de même redéfini son rapport au corps, au temps et à la réussite.
Jessica le dit haut et fort; « Il faut toujours que notre p’tit cœur se sente léger.
Toujours en mouvement
Tout est fréquence et énergie. Sur une matrice, tout gravite entre 0 et 1. Entre les deux, il y a une infinité de possibilités et c’est à nous de grader l’importance que l’on accorde aux événements qui surviennent dans notre vie.
Et derrière chaque ascension, il y a aussi des vertiges… Souvent, elle a ressenti l’envie de tout abandonner. Or, elle se réfère encore à son manège de la vie.
Pour elle, la motivation est cyclique et il faut apprendre à l’accepter sans pour autant tout CR***** aux vidanges.
Ses parents lui ont toujours appris que ce qui fait en sorte que l’on se distingue, c’est notre expertise et notre excellence.
“ Dans la vie, il est extrêmement important de toujours être maître d’au moins une chose qui nous distingue. ”
(Jessica Harnois)
Prévention VS Guérison
Il y a eu des journées où l’idée même de déguster un autre vin la repoussait. Quand elle avait 100 vins à analyser dans une journée, disons que parfois, l’envie n’y était plus.
Le goût de tout abandonner vient souvent du fait que l’on ne s’écoute pas. Ainsi, Jessica travaille sur elle-même en prévention plutôt qu’en guérison.
Elle semble toujours avoir une idée d’avance. Selon la sommelière, l’imagination est ce qui nous distingue des animaux. Ainsi, elle ne s’en cache pas; Jamais elle ne s’empêche de rêver. Son kick est de ne pas savoir où elle s’en va. Nous avons tous des portes qui s’ouvrent dans la vie, mais tristement, très peu les prennent.
- Rêver
- Avoir de la libido
- Avoir l’appétit d’être stimulé
Voilà autant de portes qui mènent au bien-être physique et mental, à la manière de Jessica Harnois.
Le mot de la fin
On dit souvent qu’un bon vin raconte une histoire, qu’il reflète un terroir, une âme. Si Jessica était un vin, ce serait un vin de garde car pour elle, la notion de passer au travers du temps est la plus époustouflante qui soit. Boire de l’histoire la fascine au plus haut point. C’est comme voyager dans le temps. D’ailleurs, Jessica appelle ses nombreux voyages autour du monde des « bulles de vie ». Pour elle, un grand vin, c’est la sagesse. C’est d’être capable de savourer tout le WHOUMPFS d’une gorgée, mais de façon étoffée. Les tanins d’un tel vin exigent d’avoir du coffre, sans pour autant que cela soit agressant. Son goût reste longtemps en bouche, et ce, peu importe son intensité. Tu obtiens une belle attaque, toute la saveur en milieu de bouche et ça te laisse avec un grand frisson parce que l’expérience en est mémorable.
Voilà l’héritage que Jessica laissera derrière elle. Une vie d’expériences se solvant par un grand frisson.
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